… à la stupéfaction horrifiée de ceux restant, de Dieu et de Satan.

“Non, mais dis-moi que je rêve ! ils ont sauté ! Dest têtes brûlées, c’est quoi cette témérité inutile, ils vont se faire massacrer, c’est tout ce qu’ils vont gagner, je les gardais moi, je suis cool, je les aurais pas mangés”.

Il cherche les coupables à punir, les siens qui n’ont rien vu venir, et Dieu, vers qui il se tourne indigné.

Dieu ne sourit plus.

Dieu avait tout son temps pour convertir son hôte. Le plus beau des retours s’opérait déjà. Mais jamais ce n’eut dû être au prix du moindre de ses anges. Il ne faut pas jouer avec le feu, les cœurs purs croient devoir vous en défendre, et s’y brûlent les ailes.

Dieu est triste. Infiniment.

Lucifer aussi. Confusément.

Les anges chantent toujours, pas un qui n’en soit, pas une fausse note d’aucun ancien démon. Une mélopée sempiternelle, un chant parfait qui soigne et console, une berceuse aimante.

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