Mais un ange aussi peut être fourbe, pour peu qu’on lui en ait donné l’exemple. Quelques irréductibles ne se font pas à l’idée d’obéir à un usurpateur. Le néant de l’oubli n’est pas une option, il doit y en avoir une plus combattive, un ailleurs où s’aguerrir avant de revenir.

« Ce sera la Terre » lance Uriel, le plus ardents des derniers résistants.

Un frisson parcourt ses semblables. La Terre, celle des guerres et des déserts, des peurs et des doutes, celles des hommes, créatures instables et querelleuses. La Terre, c’est l’enfer pour un ange.

Mais c’est décidé, le salut passera par la fuite : Uriel adore une dernière fois le Paradis, et chute, imité par une poignée d’anges…

 

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