Il a seize ans trois quart, bientôt. Il a voulu être pilote de chasse pendant longtemps, pour la liberté absolue qu’il en rêvait. Il veut désormais sauver des vies : urgentiste, ou chirurgien aux armées, ou des entrailles civiles histoire de donner une chance à ceux qu’il sauvera de mourir plus tard d’un mal moins inélégant. Il peut, il est en 1ère S dans un bon lycée, et il écrit latin (et grec aussi mais moins). 

Il, c’est mon fils ainé, et aimé aussi. Un cœur pur, un menhir, un jeune homme riche de promesses, un diamant soucieux de sa taille, et de ce qu’il pourra en apporter à son prochain.

Ce qu’il y a d’extraordinaire, et de totalement immérité, c’est de voir grandir un être de valeur. On est un peu jardinier, et beaucoup admiratif. Celui dont on eu l’intuition dès ses débuts sur terre que c’est un précieux. Il a pris un peu de vous, assez pour parler votre langue, beaucoup de son merveilleux père, et un supplément d’âme d’on ne sait où. L’amélioration de l’espèce illustrée. On est le creuset, ce qui n’est pas rien, voire même une fichue responsabilité… mais même sans nous, il est fort et bon, et le serait.

Et enfin aussi, il est beau, évidemment, on est sa mère, encouragée dans sa faiblesse par moult gentils et gentilles qu’on crédite de plus d’objectivité. Il a l’humour fin, l’esprit perspicace, profond et presque toujours bienveillant. Il est fier et exigeant, c’est un homme en devenir, dans l’esprit de Saint-Augustin.

Voilà, en substance concentrée. 

Il se prénomme Côme, comme univers, et comme harmonie, la musique des étoiles en somme…

Et on l’aime.

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