Ma première fois n’était pas la sienne, et je le regrette, du coup il manque des numéros à ma collection.

C’était au comptoir de Delamain, la librairie au soleil du Français. Un bonbon, proposé en passant, au comptoir. Alors en plus des livres commandés par les prof de mes apprentis en culture littéraire, plus quelques estampillés « mon libraire, cet homme au goût forcément si sûr, a aimé », j’ai ajouté mon premier UN.

Pour plein d’excellentes raisons :

1/ Un journal d’actualité dans une librairie, c’est comme les jolies éditions, ça a quelque chose de limite désuet, donc charmant.

1/ Le format, sorte d’origami à l’envers, pour passer de discret à lire dans le métro, à tellement XXL qu’on pourrait être Churchill derrière, personne ne pourrait le soupçonner. Et le chemin pour l’ouvrir comme un escalier d’Escher, oublie la gravité, suis plutôt la spirale en palier. Récréatif et fantaisiste, parce que pas besoin d’être pesant pour traiter de sujets même sérieux. Et en plus, c’est en fait très pratique, dès lors qu’on a pris le bon pli.

2/ la forme, c’est bien, mais sans fond, ca ne tient pas longtemps. Donc le sous titre c’est : « chaque mercredi, une question d’actualité, plusieurs regards »

  • le mercredi n’est donc plus réservé à un seul canard. C’est un chouette jours le mercredi.
  • Une question d’actualité. Voilà ce qui manquait. Dans la multitude d’infos disponibles submergeant mon cerveau déjà débordé, quelqu’un aura pris la peine de faire le tri des priorités, de façon à ce que mon survol de l’actualité soit un peu moins effleurant tous azimut, et un brin plus éduqué sur un sujet. Sachant qu’au bout de 52 semaines, ce sera donc 52 sujets traités individuellement, donc beaucoup mieux que tout mélangé, tout éparpillant. À ce rythme là, je vais être incollable.
  • Plusieurs regards. Ouiiii. Sur le principe et aussi en réalité :
  • Tu aimes les dessins causant pour réviser en vitesse, toi qui n’est plus très certain d’avoir tout suivi l’histoire depuis le début : c’est au menu.
  • Tu aimes les poètes, les anciens comme les frais, les hors du temps : il sont convoqués, frottés à l’actualité, là où on ne les attendait pas de prime abord, mais qui judicieusement choisis sont en réalité très à propos
  • Tu aimes les penseurs et autres ethnologues : il y a aussi. Les économistes :  aussi. Des vrais gens :  également.  Et des bretteurs, un peu, c’est important.

Différents regards dans la manière, mais aussi dans les thèses complémentaires voire contradictoires que chacun des contributeurs défend et expose clairement : au lecteur de se forger son opinion.

En somme les moyens de penser, sans le faire à ma place, ni me dispenser de réfléchir, à un sujet choisi, en un temps record.

Seul bémol : c’est trop vite fini. Mais l’aimerais-je autant si le 1 s’éclosait sur plus qu’un feuillet peu académique? Pas sûr. Sans compte que si je voulais (vraiment) nourrir un peu plus ma réflexion, on me donne même des tuyaux et bonnes adresses…

Alors longue vie au UN ! , et parce que je ne saurai jamais en parler aussi bien qu’il le faudrait, vous êtes cordialement invités à l’essayer… et vous y abonner.

http://le1hebdo.fr

Quant à moi, je n’ai pas encore sauté le pas tellement j’aime demander à mon libraire s’ils sont bien tous là, les numéros que j’ai manqué depuis ma dernière visite. Ensuite je farfouille, et je sélectionne, autant dire que je les prends tous.

Mais je devrais m’abonner…et je vais, rapport à la bouteille d’oxygène qu’une trésorerie constante apporte à une publication pour assurer sa pérennité.

 

 

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